L'endométriose, lorsque la douleur parle...
On est de plus en plus nombreuses à savoir que l'endométriose existe. Même si on n'est pas concernée directement, on a forcément une sœur, une amie ou une collègue qui vit avec. La raison ? Cette maladie touche 1 femme sur 10 qui a ses règles.
L'endométriose n'est pas considérée comme une maladie grave puisqu'elle ne met pas la vie d'une patiente en danger. Par contre, elle a un grand impact sur la qualité de vie. Pour certaines, les douleurs sont tellement vives qu'elles ne peuvent plus aller en cours ou travailler normalement.
Prête à en savoir plus sur l'endométriose ? On vous partage ici tous les détails.
L'essentiel à retenir :
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L'endométriose est une maladie gynécologique. Des cellules qui ressemblent à l'endomètre se développent en dehors de l'utérus et créent des douleurs intenses.
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Cette maladie touche 1 femme sur 10 et se manifeste de plusieurs façons : règles très douloureuses, flux très abondants, infertilité, trouble digestif, grande fatigue...
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Les patientes vivent en moyenne 7 ans avec l'endométriose avant d'obtenir un vrai diagnostic, mais des examens récents, comme le test salivaire (Endotest), permettent enfin d'accélérer la prise en charge.
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Adopter une alimentation anti-inflammatoire et pratiquer une activité physique douce peuvent aider le corps à mieux gérer les crises. .
Qu'est-ce que l'endométriose ?
Pour bien comprendre, on va regarder du côté de l'endomètre, la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus. Il s'épaissit chaque mois et est éliminé pendant les règles quand il n'y a pas de fécondation. Il se renouvelle donc constamment.
L'endométriose, c'est quand des cellules qui ressemblent à cet endomètre s'installent en dehors de l'utérus. Elles peuvent se coller un peu partout : sur les ovaires, les trompes, les ligaments qui tiennent l'utérus, ou même sur des organes à côté comme la vessie ou l'intestin.
Le problème, c'est que ces cellules se comportent comme si elles étaient encore dans l'utérus. Elles saignent chaque mois sous l'effet des hormones, mais elles ne peuvent pas être évacuées comme les règles habituelles.
Le sang coincé à l'intérieur du ventre peut donc créer une inflammation ou des kystes. Des fois, ça fait que des organes finissent par se coller entre eux.
Chaque année, le 28 mars est la journée mondiale pour la lutte contre l'endométriose. C'est pour mieux faire connaître la maladie et demander un diagnostic plus rapide pour toutes les femmes (Le ruban jaune représente le combat contre l’endométriose).
Crise d'endométriose : quels sont les symptômes ?
L'endométriose ne se manifeste pas de la même façon, et les signes varient d'une femme à l'autre. Parmi les plus courants, il y a :
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Les règles ultra-douloureuses (dysménorrhée) : c'est le plus fréquent. Ici, on ne parle pas d'un petit inconfort, mais d'une douleur qui vous plie en deux et que les médicaments classiques ne calment pas.
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Les règles longues et abondantes : avec une endométriose, on a souvent besoin d’une protection bien costaud et confortable, puisque les règles peuvent dépasser une semaine et les flux sont hémorragiques.
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Les douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie) : une sensation de pointe ou de brûlure et le plus souvent, c'est accentué quand il y a une pénétration profonde.
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Les troubles digestifs : la personne qui en est atteinte peut avoir le ventre qui gonfle (celui qu'on appelle endo-belly) ou avoir très mal quand elle va à la selle pendant ses règles.
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L'infertilité : l'endométriose fait partie des causes fréquentes d'une difficulté à concevoir. L'inflammation peut gêner la fécondation ou l'accroche de l'embryon.
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Les douleurs urinaires : elle peut avoir envie d'aller aux toilettes très souvent et ressentir une douleur très forte, comme si elle avait une infection urinaire.
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Les douleurs dans le bas du dos ou les jambes : la douleur ne s'arrête pas au niveau du ventre, mais peut se diffuser jusqu'au dos ou sur le haut des cuisses.
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La fatigue chronique : le corps est épuisé à force de gérer l'inflammation interne en permanence.
À part ces symptômes, vivre avec l'endométriose a un impact sur la vie sociale et peut freiner une carrière. Ça devient difficile de prévoir une sortie ou d'assurer une réunion quand on ne sait pas si une crise va nous clouer au lit. La peur de la douleur et l'incompréhension de l'entourage peuvent aussi peser sur la santé mentale.
Les différentes formes d'endométriose
L'endométriose peut avoir 3 formes qui dépendent de l'endroit où les cellules se trouvent :
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L'endométriose superficielle : les petites taches de cellules sont posées sur la membrane qui entoure les organes du ventre (le péritoine).
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L'endométriose ovarienne : les cellules forment des kystes sur les ovaires. On les appelle "kystes chocolat" à cause de la couleur du vieux sang coincé à l'intérieur.
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L'endométriose profonde : les lésions s'enfoncent de plus de 5 mm dans les tissus et peuvent toucher le rectum, la vessie ou les uretères.
On ne parle plus de “stades” aujourd'hui, car c'est trompeur. L'intensité de la douleur ne dépend pas de la forme de la maladie. Une femme peut avoir une endométriose profonde sans presque rien sentir, ou avoir très mal avec une endométriose superficielle.
Vous avez déjà entendu parler d'adénomyose ? C'est quand les cellules de l'endomètre ne sortent pas de l'utérus, mais s'installent directement dans le myomètre (le muscle de l'utérus). Résultat : l'utérus devient plus gros, plus lourd, et ça provoque des règles hémorragiques accompagnées de fortes douleurs.
Causes et facteurs de risque
Même en 2026, la science se gratte encore un peu la tête pour expliquer pourquoi l'endométriose touche certaines et pas d'autres. On n'a pas encore de cause exacte, mais juste quelques pistes assez sérieuses :
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Facteurs génétiques : ça pourrait être une histoire de famille. Si votre mère ou votre sœur souffre d'endométriose, vous avez plus de chances de l'avoir aussi. On hérite des yeux bleus, mais parfois aussi de ce genre de soucis.
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Environnement : on soupçonne de plus en plus les perturbateurs endocriniens, des composants toxiques qui sont pourtant présents dans les produits cosmétiques, les serviettes hygiéniques jetables, les films alimentaires...
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Votre historique de règles : ça concerne surtout celles qui ont eu leurs premières règles très tôt (vers 9 ou 10 ans), celles qui ont des cycles courts ou des règles vraiment très abondantes.
Un diagnostic encore difficile ?
En France, il faut attendre en moyenne 7 ans entre les premiers symptômes et le diagnostic. Et c'est énorme ! La plupart du temps, ce retard vient du fait qu'on banalise la douleur : si on vous a toujours répété que "c'est normal d'avoir mal pendant les règles", on est là pour déconstruire cette idée. Si la douleur vous empêche de vivre, c'est le signal qu'il faut consulter.
Il y a d'ailleurs plusieurs examens existent pour arrêter de deviner et mettre un mot sur vos douleurs :
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L'échographie endovaginale qu'on utilise pour vérifier s'il y a des kystes sur vos ovaires.
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L'IRM pelvienne qui est l'examen de référence pour repérer les lésions.
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Le test salivaire (Endotest), une nouveauté qui vous évite des années d'attente.
Quelles sont les solutions de traitement ?
Pour l'instant, on ne guérit pas l'endométriose de façon permanente, mais on peut stopper les symptômes et l'évolution des lésions.
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Traitement hormonal : stopper les règles avec une pilule contraceptive ou un stérilet hormonal pour qu'il y ait moins d'inflammation.
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Déclenchement de la ménopause artificielle : injections pour mettre le système hormonal au repos complet pendant quelques mois.
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Gestion de la douleur : anti-inflammatoires, antidouleurs spécifiques ou traitements pour les douleurs nerveuses.
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Opération chirurgicale pour l’endométriose : solution en dernier recours pour retirer les lésions et les kystes.
Besoin d'aide ? L’association française EndoFrance est une référence. Leur site est une mine d'or d'informations fiables pour que vous ne restiez pas seule avec vos questions.
Mieux vivre au quotidien : les habitudes qui changent la donne
L'endométriose est une colocataire indésirable, mais on peut essayer de la calmer en changeant certaines habitudes :
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L'alimentation anti-inflammatoire pour endométriose : l'idée n'est pas de vous priver de tout, mais de réduire le sucre, le gluten et les produits laitiers pour dégonfler et avoir moins d'endo-belly. À la place, foncez sur les oméga-3 (petits poissons gras, huile de lin) et les légumes verts.
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Le mouvement, sans forcer : pas besoin de courir un marathon. Les étirements doux, le yoga ou le Pilates sont parfaits pour mobiliser votre bassin et détendre les tissus sans agresser votre corps.
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La médecine douce : l'acupuncture ou la sophrologie fonctionnent super bien pour certaines patientes. C'est efficace pour gérer le stress à cause des crises et apprendre à relâcher la pression.
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Le repos : autant que vous le pouvez, reposez-vous. La douleur épuise physiquement et mentalement, et le repos fait partie intégrante du traitement.
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Des protections adaptées pour limiter les inconforts : le choix des protections hygiéniques peut aussi jouer un rôle dans la perception des douleurs. La matière, les composants irritants ou encore une mauvaise adaptation au flux... tout ça peut accentuer l'inconfort. A l'inverse, des protections plus respirantes, sans parfum et bien adaptées aux besoins individuels peuvent limiter les irritations et réduire le stress lié aux règles (et le stress, on le sait, ça amplifie la perception de la douleur).
Sans se substituer à un suivi médical, ces ajustements peuvent participer à un meilleur confort au quotidien.
Les pads lavables de La Bande à Anna, ce sont des protections qui vous veulent du bien! C'est efficace, sans produits chimiques aux noms bizarres, et ça évite d'ajouter de l'inconfort là où il y en a déjà assez.
Conclusion
Vivre avec l'endométriose demande beaucoup de patience et de douceur envers vous-même. Si vous souffrez, retenez bien que ce n'est pas de votre faute et que ce n'est pas "dans votre tête". La douleur que vous ressentez est réelle, elle a une explication, et vous avez le droit de demander une prise en charge sérieuse jusqu'à trouver ce qui vous soulage vraiment.
Il n'existe pas de solution unique qui fonctionne pour tout le monde, car chaque corps réagit différemment. L'important, c'est de ne pas rester isolée avec vos questions. Entre le suivi médical, le soutien des associations et les ajustements que vous pouvez faire au quotidien, il existe des leviers pour reprendre le contrôle sur votre qualité de vie.
Avec ou sans endométriose, vous méritez de vivre sereinement sans que la douleur ne vous empêche d'avancer.
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