Par Natacha C.
Comprendre et soulager le syndrome prémenstruel (SPM)
Chaque mois, c'est la même histoire : quelques jours avant les règles, vous vous sentez fatiguée sans raison et votre humeur vous joue des tours. Si ce scénario vous parle, vous faites probablement partie des nombreuses femmes qui souffrent du syndrome prémenstruel (SPM).
Bonne nouvelle (ou pas), ce n'est pas que dans la tête ! Mais, ce n'est surtout pas une fatalité. On dit que le SPM est une réaction hormonale qui peut être influencée par nos carences et notre mode de vie.
Prête à reprendre le contrôle ? On vous dévoile tout dans notre petit guide.
L'essentiel en 5 points :
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Le SPM est un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui viennent après l'ovulation et disparaissent à l'arrivée de vos règles ou juste après.
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Sa cause exacte reste floue, mais on sait qu'il est lié à la sensibilité de votre corps à la chute hormonale.
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Pour diagnostiquer ce syndrome, vous devez observer et noter vos symptômes sur plus de 2 cycles.
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Un traitement médical ou des compléments alimentaires (comme le magnésium) peuvent adoucir cette période.
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Consultez si les symptômes vous empêchent de vivre normalement ou si vous sentez que l'anxiété prend le dessus.
Qu'est-ce que le spm ?
C'est l'ensemble de tous les symptômes que vous pouvez ressentir dans la deuxième moitié de votre cycle, pendant la phase lutéale. Les manifestations peuvent être des douleurs, des émotions inhabituelles ou même des changements de comportement.
Elles viennent généralement 2 à 10 jours avant l'arrivée des règles et disparaissent comme par magie dès qu'elles commencent (ou peu après).
Le SPM touche 20 à 40 % des femmes. Ce n'est donc pas une expérience isolée, mais l'intensité et la manifestation peuvent beaucoup varier.
Nuance : si vous vivez des sautes d'humeur ou une douleur à la poitrine 15 jours avant règles, ce n'est peut-être pas un spm. Quand des symptômes similaires arrivent au milieu du cycle, on pourrait parler d'une ovulation douloureuse.
Trouble dysphorique prémenstruel (TDPM)
Le SPM est déjà désagréable, même si ses symptômes sont peu intenses ou modérés. Quand ça devient sévère, on parle de Trouble Dysphorique Prémenstruel (TDPM). Et ça concerne moins d'1 femme sur 10.
Ce trouble est marqué par une grande détresse émotionnelle ou mentale. Les symptômes sont si intenses qu'ils peuvent affecter les relations, le travail, les études, et les autres activités du quotidien.
Si vous êtes anxieuse ou avez des pensées noires pendant la période prémenstruelle, parlez-en à un professionnel ! Le TDPM est une condition qui peut et qui doit être prise en charge.
Les causes du syndrome prémenstruel
S'il y avait une cause unique, le SPM serait facile à traiter ! En réalité, la science n'a pas encore mis le doigt sur la cause exacte, mais les chercheurs sont toutefois d'accord sur un point : le SPM serait une histoire de sensibilité. Votre corps réagit plus que d'autres aux fluctuations hormonales, et c'est amplifié par certaines habitudes du quotidien.
Chute des hormones
La cause principale du SPM ne serait pas un manque d'hormones, mais une sorte de mini-choc. Votre cerveau et votre corps réagissent mal à la chute brutale de l'œstrogène et de la progestérone juste avant les règles.
La progestérone est votre frein à main naturel qui est censée vous calmer. Quand elle s'écroule brusquement, l'invasion de l'irritabilité et des douleurs est beaucoup plus facile.
Carence en sérotonine
Le niveau de sérotonine, notre pilule du bonheur maison, suit celui de l’œstrogène. Quand l'œstrogène chute en fin de cycle, la sérotonine suit le mouvement.
Cette carence pourrait expliquer vos sautes d'humeur en phase lutéale, votre anxiété, et vos envies de sucre typiques du SPM. Ce que vous vivez, c'est votre corps qui essaie de compenser le manque.
Carences nutritionnelles
Un corps bien nourri réagit mieux au stress hormonal avant les règles. Votre corps ne peut amortir le choc sans un réservoir suffisant de certains nutriments :
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Oméga 3 pour son action anti-inflammatoire qui réduit les douleurs
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Magnésium pour la détente musculaire et l'humeur
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Vitamine B6 pour la fabrication de la sérotonine
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Vitamine D pour la régulation de l'humeur
Stress et mode de vie
Votre corps produit du cortisol quand vous êtes sous pression. C'est une hormone qui utilise les ressources destinées à la progestérone. La chute hormonale peut donc être plus brutale.
De plus, le manque de sommeil et la malbouffe mettent de l’huile sur le feu. Ils rendent vos douleurs et votre fatigue plus difficiles à supporter.
Les symptômes et les douleurs ressenties
Le SPM peut se manifester par plus de 150 symptômes. Pour une même femme, leur nature et intensité peuvent même changer tous les mois.
Ce qui peut changer dans votre corps
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Seins : les seins peuvent être gonflés, sensibles ou plus tendus au toucher (une sensation très fréquente)
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Ventre : une tendance à la rétention d'eau accompagnée d'une sensation de ballonnement, et une légère variation de poids
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Mains et pieds : la rétention d'eau peut aussi causer des mains ou des pieds qui gonflent
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Inconfort : des petits maux comme les courbatures, crampes dans le bas du ventre ou maux de tête
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Vitalité : grosse fatigue ou épuisement, même après avoir bien dormi
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Appétit : plus d'appétit que d'habitude et envies de sucres ou de gras
Ce qui peut changer dans vos émotions
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Humeur en dents de scie : irritabilité, changements d'humeur imprévisibles, crises de colère, plus de sensibilité et pleurs faciles
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Émotions négatives : baisse de moral et de motivation, découragement et désespoir, sensation d'être débordée, très triste ou déprimée
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Anxiété : agitation accompagnée de stress, de nervosité ou de sentiment de tension
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Concentration : concentration difficile et trouble de la mémoire, sensation de confusion mentale (brain fog ou brouillard cérébral pour les intimes)
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Vie sociale : tendance à s'isoler ou à éviter même les personnes qu'on voit d'habitude
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Comment savoir si j'ai un spm ?
Contrairement à une infection ou à une carence, il n'y a malheureusement pas de test sanguin ou d'analyse pour confirmer un SPM. Le diagnostic se base surtout sur votre vécu.
Votre médecin ou gynécologue aura besoin de connaitre la nature et l'intensité de vos symptômes sur au moins 2 ou 3 cycles. D'ici votre rendez-vous donc, tenez une sorte de journal de symptômes où vous notez ce que vous ressentez, quand vous les ressentez et quand ça disparaît.
Pour être certain qu'il s'agit bien du SPM, on peut vous proposer des examens pour éliminer d'autres pistes :
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Consultation spécialisée pour écarter une dépression ou un autre trouble de l'humeur
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Analyses de sang pour écarter une grossesse, un problème de thyroïde (hypo- ou hyperthyroïdie) ou le début de la périménopause
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Échographie pour écarter des problèmes gynécologiques comme les kystes, l'endométriose ou les fibromes
N'ayez jamais honte de demander de l'aide, c'est déjà un signe que vous voulez aller de l'avant. Si vous sentez que le SPM vous empêche de vivre normalement ou que l'anxiété prend le dessus, consultez !
Traitement du syndrome prémenstruel
Le traitement efficace pour une femme peut ne pas l'être pour une autre. Si vous avez un SPM, vous devez parfois combiner plusieurs solutions, et ça demande du temps, de la patience, et des tests pour trouver la bonne stratégie.
Remèdes naturels
Comme le SPM peut être lié à des carences et au stress, vous pouvez faire quelques ajustements pour le calmer :
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Reposez-vous : votre objectif à partir de maintenant, c'est 7 à 9 heures de sommeil de qualité par jour
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Faites un peu de sport : privilégiez les mouvements doux et réduisez les entrainement intenses qui pourraient stresser le corps
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Détendez-vous : intégrez 10 minutes de routines de détente tous les jours pour faire une méditation, du yoga ou des étirements
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Mangez équilibré : réduisez le sucre et les fringales autant que possible pour éviter l'inflammation
Options médicales
Votre médecin ou gynécologue se basera sur vos symptômes pour proposer un traitement adapté :
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Anti-inflammatoires : pour soulager presque instantanément les douleurs
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Antidépresseurs : pour stabiliser l'humeur, même si vous n'êtes pas dépressive
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Traitements hormonaux : pilule ou progestatif pour vous aider à retrouver l'équilibre
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Chirurgie : pour les cas extrêmes où les ovaires vont être retirés pour stopper le cycle
Les compléments alimentaires ont fait leurs preuves chez certaines femmes : magnésium, vitamine B6 et D, calcium... demandez conseil à votre médecin ! Et si vous êtes diagnostiquée d'un TDPM, un suivi psychologique vous sera proposé, en plus du traitement médical.
Conclusion
Que le SPM soit léger ou plus sévère, les symptômes qui gâchent le quotidien sont bien réels et ils ne peuvent pas être minimisés. Ce qui est bien, c'est que vous pouvez toujours reprendre le contrôle. Soyez attentive à ce que vous ressentez et notez bien vos symptômes.
Donnez aussi à votre corps tous les outils qui peuvent amortir le choc hormonal de fin de cycle. Pour ça, bougez de temps en temps, reposez-vous quand il le faut, mangez sainement et chouchoutez-vous !
Vous êtes plutôt solutions naturelles ou traitements médicaux ? Votre choix est toujours le bon. Vous n'avez pas à traverser ça toute seule, vous pouvez vous faire accompagner.
Vos questions fréquentes sur le SPM
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Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe les symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent après l'ovulation (pendant la phase lutéale) et s'arrêtent dès le début des règles. Il concerne environ 20 à 40 % des femmes.
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Les signes typiques incluent les seins douloureux (mastodynie), les ballonnements, la fatigue et les sautes d'humeur. Ces symptômes peuvent confirmer que votre corps est en phase lutéale et que l'arrivée de vos règles est imminente (dans les 7 à 10 jours).
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Les premiers signes de grossesse ressemblent beaucoup au SPM, mais le SPM s'arrête dès le début des règles ou peu après. Si vous avez des doutes, vous pouvez toujours faire un test de grossesse.
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Ils sont très variés, allant des douleurs physiques (migraines, rétention d'eau, ballonnements) aux troubles émotionnels (irritabilité, anxiété, confusion mentale). Les plus fréquents sont les fringales de sucre et les montagnes russes émotionnelles.
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Oui. Puisque la pilule met les ovaires au repos et apporte des hormones de synthèse constantes, elle supprime souvent les fluctuations qui causent le SPM. Ce n'est pas systématique, mais c'est efficace pour plusieurs femmes.
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