Par Natacha C.
Dyspareunie et douleurs pendant les rapports sexuels
L'intimité doit toujours être un temps de qualité, un moment pour vous, un espace de plaisir où vous pouvez vous évader. Mais il faut se l'avouer : ce n'est pas toujours évident de lâcher prise quand vous redoutez d'avoir mal. Ce n'est pourtant pas normal de ressentir des douleurs pendant les moments intimes, que vos câlins soient tendres ou plus passionnés.
Si vous ressentez une gêne, vous faites partie des nombreuses personnes qui cherchent, elles aussi, à retrouver plus de confort. Près d'1 femme sur 5 traverse cette épreuve à un moment de sa vie, surtout avant 24 ans et après 55 ans.
Vous voulez mieux comprendre ce qui se passe et avoir une sexualité épanouie ?
Nos experts vous détaillent ici tout ce qu'il y a à savoir !
En bref :
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La dyspareunie est une douleur persistante que vous pouvez ressentir avant, pendant ou juste après un rapport sexuel.
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Les sources du problème peuvent aller d'une petite infection passagère à une maladie chronique comme l'endométriose.
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La dyspareunie peut très bien se soigner ! Consultez donc votre gynécologue pour bénéficier d'un traitement adapté.
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Pour prévenir les irritations et la dyspareunie, utilisez des protections hygiéniques saines et du lubrifiant.
Dyspareunie : qu'est-ce que c'est ?
Mettre des mots sur ce que l'on ressent peut déjà nous aider à comprendre ce qu'on vit. Derrière le terme un peu technique de "dyspareunie", on veut parler des douleurs au moment des rapports.
Ça peut être une sensation de brûlure ou une douleur vive avant la pénétration, pendant l'acte, ou une gène qui persiste après. Certaines femmes ressentent cette douleur à l'entrée, au niveau de la vulve. Pour d'autres, elle se situe plus en profondeur, là où se trouve le bassin et le col de l'utérus.
Une petite gêne ou une dyspareunie ?
Ça arrive à tout le monde d'avoir un petit "couac" de temps en temps. Quand la douleur est ponctuelle, peut-être que c'est juste la position qui fait qu'un angle un peu sensible est atteint.
Vous pourriez aussi manquer un peu de lubrification ou ce sont vos muqueuses qui sont un peu fatiguées par un surplus de tendresse. Quelques ajustements et tout rentre dans l'ordre ! Pour une dyspareunie, la douleur n'est pas l'exception.
Vaginisme ou dyspareunie ?
C'est une question qu'on se pose souvent, car les deux sont intimement liés. La dyspareunie est la sensation de douleur, et le vaginisme est la réaction physique de fermeture (les muscles du plancher pelvien se contractent tout seuls, et toute tentative de pénétration devient difficile ou douloureuse). Est-ce que l'un peut entraîner l'autre ? Absolument, et c'est justement un petit cercle vicieux :
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Si vous ressentez une douleur avant, pendant ou après un rapport avec pénétration (dyspareunie), votre cerveau peut l'enregistrer.
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La fois suivante, votre corps anticipe cette douleur et déclenche par réflexe la contraction involontaire des muscles (vaginisme).
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Cette contraction rend le rapport plus inconfortable, ce qui confirme au cerveau qu'il a raison d'avoir peur.
Dans ce cas, le vaginisme devient une sorte de symptôme ou de réponse de défense face à la dyspareunie. Mais l'inverse est aussi vrai : un vaginisme présent dès le début peut rendre toute tentative de pénétration douloureuse.
Les différents types de dyspareunie
Parce que chaque corps est unique, la douleur ne s'exprime pas toujours de la même façon. On vous donne quelques repères pour que vous puissiez mieux comprendre ce que vous traversez.
Selon votre parcours
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Dyspareunie primaire : si la douleur a toujours été là, dès vos toutes premières expériences ou tentatives de pénétration.
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Dyspareunie secondaire : si tout se passait bien avant, et que la douleur est apparue bien plus tard (suite à un évènement comme la ménopause ou un accouchement, par exemple).
Selon la localisation
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Dyspareunie superficielle : vous avez une sensation de brûlure, de coupure ou de douleur à l’entrée de la vulve dès le début et pendant le rapport.
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Dyspareunie profonde : la gêne se fait sentir plus loin, dans le bas-ventre ou au niveau du col de l'utérus quand les poussées sont plus marquées ou dans certaines positions.
Selon la fréquence
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Dyspareunie permanente : la douleur est malheureusement au rendez-vous à chaque rapport sexuel, sans exception.
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Dyspareunie intermittente : elle se manifeste de temps en temps, peut-être selon votre cycle hormonal, votre niveau de fatigue, ou avec certaines positions.
Comment reconnaître une dyspareunie ?
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Une douleur à la palpation : un simple toucher ou une petite pression des doigts sur la zone vulvaire suffit à provoquer un inconfort ou une sensation de brûlure vive.
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Une douleur à la pénétration (le symptôme le plus fréquent) : un tiraillement ou à une sensation de "coupure" dès que le contact se fait à l'entrée du vagin.
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Une douleur en profondeur : une sorte de pointe ou une douleur sourde dans le bas-ventre qui se manifeste surtout lors de mouvements plus profonds ou dans certaines positions.
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Des spasmes musculaires : vous avez l'impression que vos muscles se serrent malgré, et ça rend l'acte inconfortable et douloureux.
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Une gêne qui joue les prolongations : parfois, la douleur ne s'arrête pas avec le rapport et continue de se faire sentir des heures après.
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L'insertion de protections internes : mettre un tampon ou une cup devient un moment redouté et crée une sensibilité désagréable.
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Les examens gynécologiques : le passage du spéculum ou le toucher vaginal lors d'un rendez-vous médical fait très mal.
Les causes des douleurs
Il est rare qu'il n'y ait qu'une seule explication à un cas de dyspareunie. En cherchant à identifier les sources de la douleur, vous comprendrez ce qui vient brouiller le plaisir et pourrez trouver des solutions.
Causes physiologiques et hormonales
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Sécheresse vaginale et un manque de lubrification naturelle
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Atrophie vaginale quand la muqueuse devient plus fine et fragile
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Ménopause à cause des variations hormonales
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Chocs sportifs qui peuvent crisper les muscles pelviens
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Vaginisme et contractions musculaires involontaires.
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Reprise des rapports un peu trop précoce post-accouchement ou chirurgie intime
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Réaction aux protections hygiéniques de mauvaise qualité
Les causes pathologiques
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Lichen scléreux ou plan, des soucis dermatologiques au niveau de la vulve
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Inflammations pelviennes qui rendent la pression douloureuse
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Hémorroïdes qui exercent une pression sur le plancher pelvien
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Endométriose, une cause fréquente des douleurs profondes
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Vulvodynie, une douleur chronique localisée sur la vulve
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Fibromes, kystes ovariens ou utérus rétroversé
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Syndrome du côlon irritable
Les causes psychologiques
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Stress, anxiété, ou charge mentale trop lourde qui empêche de se relâcher, peur d'avoir mal et appréhension de la douleur
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Traumatismes à cause d'un historique d'abus ou d'un accouchement difficile
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Manque de communication dans le couple, tensions ou baisse de libido
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Honte ou culpabilité inconsciente liée au sexe
Les causes infectieuses
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Mycoses et vaginites dues à des champignons ou des bactéries
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Infections Sexuellement Transmissibles (IST) comme la chlamydia ou l'herpès
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Infections urinaires, comme la cystite qui irradie pendant le rapport
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Infections profondes dans le col de l'utérus ou les trompes
Quand consulter ?
La douleur qui gêne pendant le rapport sexuel ne doit pas faire partie de votre routine. Si ça persiste, c'est que votre corps vous envoie un message et vous devez l'écouter. Consultez et offrez-vous une chance d'améliorer votre vie intime.
Plusieurs professionnels peuvent vous aider pendant le traitement de la douleur à l’entrée de la vulve ou plus en profondeur : médecin, gynécologue ou sage-femme. Ils vont d'abord chercher à comprendre votre histoire avant de pratiquer un examen pour vérifier la santé des tissus. Si besoin, ils peuvent proposer une petite échographie ou une analyse d'urine.
Et la prise en charge est toujours personnalisée :
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Le traitement médical : un traitement antibiotique s'il y a une petite infection, ou des soins hormonaux locaux si la ménopause rend les tissus fragiles.
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La rééducation : des exercices de relaxation avec un kiné ou l'utilisation de dilatateurs vaginaux (très efficaces pour apprivoiser le vaginisme).
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Le bien-être au quotidien : l'utilisation de lubrifiants de qualité et la pratique de la sophrologie pour apprendre à lâcher prise.
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L'approche relationnelle : des séances avec un sexologue ou simplement des échanges avec le partenaire pour réinventer la façon de se donner du plaisir.
Prévenir la dyspareunie
Pour garder une vie intime épanouie et éviter l'inconfort, mieux vaut prévenir que guérir. Chouchoutez donc votre zone intime :
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Adoptez une bonne hygiène : un à deux nettoyages par jour (pas plus, pas moins !) avec un produit doux ou juste de l'eau suffit pour une bonne hygiène intime. Trop de lavage agresse les muqueuses et une hygiène trop rare ouvre les portes aux bactéries.
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Laissez respirer votre peau : portez des sous-vêtements en matière naturelle et évitez les pantalons trop serrés tous les jours. Les frottements répétés et le manque d'aération peuvent provoquer des irritations.
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Pas de précipitation : après un accouchement ou une chirurgie, écoutez-vous. Il n'y a pas de chronomètre, mais reprenez les moments intimes avec pénétration quand vous vous sentez physiquement et émotionnellement prête.
Souvenez-vous que le plaisir ne doit jamais être une performance. Osez parler de vos envies et de vos limites à votre partenaire. Une sexualité épanouie passe par un terrain de confiance où vous pouvez dire "stop" ou "plus doucement".
Et n'attendez pas d'avoir mal pour utiliser un lubrifiant. En plus du confort immédiat, il limite les micro-déchirures qui peuvent faire très mal.
Attention aux règles !
On y pense peu, mais nos protections hygiéniques peuvent faire apparaître des douleurs. Beaucoup de serviettes et de tampons contiennent des substances nocives et dangereuses (résidus de chlore, parfums, PFAS...) qui favorisent la macération.
Résultat ? Des irritations, des démangeaisons et parfois des infections qui rendent les moments intimes douloureux, même après les règles.
Choisissez donc des protections hygiéniques douces et saines ! Les pads lavables de La Bande à Anna sont faites à partir de matières naturelles et conviennent à tous les flux. Elles laissent la peau respirer et vous préservent des irritations. C'est une vraie caresse pour votre partie intime.
Conclusion
La douleur que vous ressentez est bien réelle, mais vous n'avez pas à faire avec. Votre corps vous parle, et aujourd'hui, vous pouvez décider de l'écouter. Entre dialogue, suivi médical et nouvelles habitudes de vie, il y a mille façons de dire adieu à cette gêne persistante.
Prendre soin de son intimité, c'est aussi choisir ce qu'il y a de plus doux. Avec les pads lavables de La Bande à Anna, finies les sensations de macération et de plastique humide entre les jambes ! Plus besoin de vous préoccuper des démangeaisons et des mauvaises odeurs qui gâchent le confort. Nous avons des modèles qui s'adaptent à tous les besoins, du flux le plus léger au plus abondant.
Et rappelez-vous, une vie intime épanouie et sans nuages est encore possible.
Nos réponses à vos questions fréquentes
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Oui, ça peut arriver. Un pénis très long ou large peut créer des frottements plus intenses ou créer une pression un peu trop profonde sur le col de l'utérus. Mais très souvent, la douleur vient plutôt d'un manque de lubrification ou d'une pénétration un peu trop rapide.
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Le duo gagnant, c'est préliminaires et lubrifiant. Prenez le temps de vous détendre pour que votre corps soit prêt, et communiquez avec votre partenaire pour trouver les positions les plus confortables. Si vous avez toujours mal après avoir fait ces ajustements, demandez un avis médical pour vérifier que tout va bien.
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C'est généralement une douleur que vous ressentez tout au fond, comme une pointe ou une pression sourde dans le bas-ventre (un peu comme des crampes de règles). Elle se manifeste lors de poussées profondes ou dans des positions spécifiques. Si cette sensation revient souvent, faites un petit check-up chez le gynéco pour trouver une solution adaptée.
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C'est souvent le signe que votre corps dit "stop" pour se protéger. Ça peut être dû à un manque de lubrification, à un gros coup de stress ou au vaginisme (ce réflexe où les muscles se serrent tout seuls par peur d'avoir mal).
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